août 13

Wacken Open Air 2008: Live Report et photos !

Et voila les tant attendues photos du Wacken Open Air 2008 ! Encore désolé pour l’attente, j’ai essayé de mettre un bouton play/pause sur le lecteur flash pour les photos, ou au moins une navigation au clavier, mais je n’ai pas réussi, et mon accès limité à Internet n’a pas facilité la tache.

Pour ce qui est du texte, j’ai raconté comment notre séjour s’est passé en générale, ce qui vous permettra, je l’espère, de vous faire une idée de comment l’on vit durant un festival de Metal. Je l’ai mis en ligne en deux versions: une en lisant la suite de cet article, est écrite en blanc sur noir (les couleurs du blog), l’autre est en version PDF téléchargeable en CLIQUANT ICI.

Je pense qu’il serait judicieux de lire le texte avant de voir les photos, mais si vous préférez accéder tout de suite aux photos, suivez ce lien !

Bonne lecture et bon visionnage ;-)

Tout à commencé la semaine du Lundi 28 Juillet 2008. Je passais quelques jours chez Brice avant le grand départ pour le petit village de Wacken, en Allemagne. Tout se passe à merveille, on se couche à 4 heure du matin, on se lève à midi… le train-train quotidien du parfait étudiant en vacances. Pourtant on a bien failli être prit à court : Brice s’était mis en tête qu’on partait Mercredi soir, alors que notre train partait bel et bien Mardi soir (merci maman à Brice de nous avoir téléphoné J )Donc, après quelques sacs remplis de vivres et de fringues, on était dans le train de 22h et quelques, à Hambourg, direction Hanovre, puis Itzehoe, et enfin Wacken !

Je vous passe le récit sur les heures de train plus qu’éprouvantes : on était excités comme des puces mais morts de pas dormir, c’était louche. (Si jamais vous avez le malheur d’avoir envie d’aller aux toilettes à la gare de Hanovre à 6h du matin, retenez-vous, elles sont en travaux).

La fin de matinée pointait le bout de son nez, pendant que nous, mort-vivants, plantions les piquets de notre fabuleuse tente (on s’est trouvé un bon p’tit coin pas loin du site du festoch, au prix de 20 minutes de marche soutenue avec 40 kg de bagages à trimbaler).

Pour l’occasion, on était passé chez un magasin de fête avant le départ, afin de faire acquisition d’un masque pour Brice, et d’un tablier arborant le devant d’une jolie serveuse allemande pour moi. Force est de constater qu’au moins, on se démarquait un peu des 62 000 personnes présentes durant ces trois jours, bien que certains aient aussi trouvé de quoi se distinguer : panoplie de lapin rose, faux tatouages au marqueur, t-shirts sympa <privatejoke> Bob, mon éponge, si tu me lis, je n’ai pas acheté ton t-shirt, pardonne moi </privatejoke>.

Après s’être à nouveau imprégné des odeurs naissantes d’un camping de festival (sueur – bière – bouffe), on est allé faire un tour sur le Metal Market. Et le Metal Market c’est … grand. On a bien mis une heure à faire le tour des stands. On y trouve de tout : cuir, pas cuir, pics, pas pics, t-shirts, pulls, pantalons, chaussettes, slips, CDs, DVDs, vinyles, colliers, bracelets, autocollants, patchs, drapeaux … Une fois nos deniers dépensés (t-shirts officiels du Wacken Open Air 2008 :-D et d’autres), on a flâné un peu autour du site (qui n’était pas encore ouvert, sauf un p’tit bout où Metakilla s’adonnait à quelques reprises), notamment aux stands boissons héhé, il faisait très chaud.

Après la découverte des lieux pour le lendemain, on s’est décidé à aller faire un tour sur le camping, histoire de voir à quoi ressemblait un grand camping, et … on s’est perdu. Mais un être supérieur avait pensé à tout : plusieurs panneaux indicateurs étaient plantés ça et là, et faut dire que ces info-boards étaient bien utiles. On a pu constater que plus les places de camping s’éloignaient de l’entrée du festival, moins il y avait toilettes/douches/point p’tit déj etc. C’est un peu c** pour ceux qui viennent tard : ils sont loin, sans endroit couvert pour manger ou faire leur besoin (ca doit être vraiment génial :-D ). Mais y’en a qui étaient équipés : si le camping-car ne faisait pas office de tente, un générateur portatif prenait place à coté de la voiture. Ca doit être sympa quand même d’avoir un peu de jus, ne serait-ce pour une glacière ou pour recharger appareil photo ou téléphones portables. Qu’à cela ne tienne ! On était bien parti pour vivre cinq jours sans chauffage, sans eau chaude, sans ordinateur, sans électricité ! Et c’était GEANT.

Intelligents que nous étions, on avait planté la tente sur un sol un peu inclinés, du coup on avait les pieds plus hauts que la tête (non, se coucher dans l’autre sens aurait été inconcevable). C’était pas vraiment grave, ça réchauffait le cerveau, seule partie du corps en dehors des sacs de couchage. La première nuit fut paisible, on s’est reposé d’une traite de 22h à 8h (au-delà, le soleil plombant élevait la température dans la tente au dessus des 5000°c).

L’Allemagne du nord à un climat assez spéciale (ou alors on est arrivé durant une période étrange) : le matin, à partir de 8h, il fait chaud, très chaud, le soleil vous écrase. Sur les coups de midi, ca se couvre un peu, il fait le temps idéal pour un festival plein air : 20°c sans pluie, c’est super. Puis vers 15h il commence à pleuvoir, sans faire vraiment froid. Enfin, le soir ça se découvre et la nuit est claire. On a eu droit à ça Vendredi, Samedi et Dimanche. La pluie en soi n’était pas vraiment embêtante, mais pas de pluie, c’est plus sympa pour un festoch.

La journée de Jeudi s’annonçait plutôt pépère : les concerts auxquels on voulait assister (Mustach – Airbourne – Iron Maiden) commençait à 17h, ça nous a donc laissé le temps de se remplir la panse. Niveau bouffe, c’était génial, y’avait de tout. Nourriture chinoise, américaine, mexicaine, du riz, des nouilles, des pizzas, des frites, des tacos, des trucs, des machins, des fruits, des crêpes, des gaufres … Pas possible de mourir de fin au Wacken Open Air 2008, sauf si vous n’avez rien en poche. Les prix gravitaient entre 4 et 6 Euros le plat, mais entre 4,50 Euros pour une part de pizza et 6 Euros pour une méga assiette de nouilles chinoises avec légumes et poulet, y’avait pas photo.

Pour les boissons, 40cl de Pils coutaient 3,50 Euros, et un litre dans une superbe chope (cf. photo) valait 8,50. L’idée géniale, c’est d’avoir implanté des genres de supermarché sur le camping et près du Metal Market (de grandes tentes avec beaucoup d’articles qu’on peut trouver dans des supermarchés discount). Du coup, on était heureux de pouvoir acheter une brique de 2L de thé glacé pour 2 Euros J Si vous ne buvez ni de bière, ni de thé glacé, vous aviez le choix entre plusieurs autres boissons : coca, orangina, jus d’orange, jus de raisin… Pour ce qui est des boissons alcoolisées, il y avait bien entendu la bière, mais aussi d’autres liquides à vous faire tourner la tête : Jack, Jäger, tequila, vodka etc. Je tiens à préciser que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, que c’est à consommer avec modération, et que je trouve un peu débile de se retrouver dans le coma durant trois jours de fêtes (ce qui n’est pas arrivé, rassurez-vous). Bien sur l’eau des robinets disséminés avec les toilettes était potable, donc possibilité de remplir les gobelets pour étancher la soif ;-) .

Un tour aux stands marchands présents sur le site du fest (Nuclear Blast, XtraX etc.) nous a permis de dégoter des guitares gonflables en plastique et des « \m/ » gonflables, à enfiler sur la main, c’était chouette :-p . Les guitares nous servirent par la suite à accompagner Harris ou Murray lors du concert d’Iron Maiden :-D .

Les trois concerts que nous avions prévus de voir se sont excellemment bien passés. On était globalement bien placés, c’était chouette. C’est assez énorme de voir près de 25 000 personnes chanter « Fear Of The Dark » en même temps que le groupe lui-même. C’est magique. C’est la superbe force unificatrice du Metal, j’en suis amoureux.

Deuxième nuit sur le camping. Celle-là était un peu moins paisible que la première, étant donné un karaoké organisé non loin de nous. Par contre ca c’était assez affreux : la musique était chiante, aucune recherche rythmique, des sonorités merdiques, un son trop fort et horrible. C’est dans ces moments là qu’on dit vive les boules quies ! On a quand même réussi à s’endormir sur les coups de 3h du matin.

La journée du lendemain (Vendredi) s’avérait plus complète que la veille. Avec entre autres Primordial, Cynic, Ensiferum, Soilwork, Opeth, Children Of Bodom, Dream Of An Opium Eater, Lord Belial et Crematory de prévus, il nous restait quelques moments de temps libre pour nous rassasier et jeter un coup d’oreille aux autres groupes qui ne figuraient pas sur notre liste, mais qui étaient aussi à l’affiche. Au courant de la soirée, la fatigue commençait à se faire ressentir, on a donc tourné aux boissons énergisantes, afin de tenir debout pour les derniers concerts de la journée. Après Crematory, on est allé littéralement s’écrouler dans nos sacs de couchage, pour un dodo ultime avant la dernière journée de concerts au Wacken Open Air 2008.

Comme d’hab, réveil vers 8h le Samedi matin (merci le soleil). A l’affiche, et sur nos programmes : Exodus, Holy Moses, Kamelot, Obituary, Carcass, Warbringer, Watain, Kreator et Lordi pour finir la soirée. On a vraiment profité de chaque minute qui s’ecoulait sur le site du festival, et de chaque decibel que crachaient les Marshalls… il n’y aurait plus tout ça avant l’Eté prochain L . Pas grand-chose de spécial à dire sur cette journée, on l’a vécu et c’était génial. Ambiance magique en fin de soirée, durant Kreator et Lordi, on s’amusait comme tout avec nos superbes guitares gonflables (c’était un peu comme du Air Guitar, mais en mieux). Sur le chemin du retour à la tente, c’était assez difficile de voir où on allait, il faisait nuit et tout le monde voulait retrouver leur tentes ! Une nuit paisible s’annoncait, on était tous crevés…

Dimanche, jour du grand départ. Et le Wacken Open Air 2008, c’est déjà fini. La plupart des campeurs avaient levé l’ancre avant le levé du jour, mais il restait encore pas mal de tentes plantées. On a donc tranquillement démonté la notre, pour se diriger vers la sortie du camping, afin de reprendre la navette vers Itzehoe. Une fois à Itzehoe, vers 14h, on s’est décidé à trouver un vendeur de Döner Kebab, et on a trouvé : le « Big Döner », à 4,50 Euros, remplissait une grande assiette, avec sa double ration de viande et son bourrage de légumes, c’était excellent ! Rien à voir avec nos pauvre petits döner de Strasbourg, absolument rien. Pour digérer tout ca, quelques heures de squattages dans la petite gare d’Itzehoe s’imposaient. On était bien sur pas seuls à attendre, la gare était remplie de metalleux :-D. Une fois dans le train, direction Hambourg, (où on a acheté des provisions au Burger King), puis Offenbourg, où on est arrivé vers 5h30. Sur la ligne Hambourg / Offenbourg, le sommeil fut rude mais nécessaire, je partais au boulot à 7h…

Et voila que cinq jours de folie se terminent. Pas d’inquiétude, on sert les dents jusqu’à l’année prochaine, pour remettre ça ! Et au courant de l’année, on assistera très certainement à quelques concerts à La Laiterie (salle de concerts de Strasbourg) et quelques fêtes en amis, le temps passera plus vite. J’espere que ce petit résumé de la vie durant cette 19ème édition du Wacken Open Air vous aura plu, et vous aura appris quelques petites choses.

J’en profite pour rajouter une note à l’attention de futurs nouveaux festivaliers : je conseil d’emmener un rouleau de papier toilette, une lampe torche et un couteau suisse. Ca peut être très utile.

Wacken Open Air 2008: Louder Than Hell ! See you next year !

Arellus.

2 commentaires

  1. Le , par Elli:

    Oh les belles bières :P Ca avait l’air bien sympa, j’en crève de jalousie xD


  2. Le , par Arellus:

    Ouai c’était vraiment génial, on peux dire que notre première expérience au Wacken Open Air fut une réussite !


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